Compagnons d'armes - Imah & Nata - Trois lames, deux tueuses, une seule fin pour Ses ennemis

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Morkai.e
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Compagnons d'armes - Imah & Nata - Trois lames, deux tueuses, une seule fin pour Ses ennemis

Message par Morkai.e »

Huitième et dernière partie de compagnons d'armes, qui concerne le duo de tueuses Imah et Nata. Par contre, avec tout les personnages, elle est "un peu" plus longue que les autres

La nuit était tombée depuis déjà plusieurs heures. Une limousine blindée avançait rapidement entre des bâtiments à l'architecture gothique. Le véhicule finit par s'arrêter sur une place, devant un hôtel particulier. La bâtisse se distinguait clairement des autres par sa façade noire et les gargouilles sans visage qui l'ornait. A ses pieds, un groupe de soldat en uniforme bleu installait des buchers sous la supervision d'un jeune officier.

Les portes de la limousine s'ouvrirent, et Malguérick en sorti, escorté par Wulfero, Louinu, Wilfried et Fanrik et avança rapidement vers le bâtiment. Reconnaissant le symbole de l'inquisition sur l'uniforme noir du nouvel arrivant, l'officier s'approcha de lui et le salua.

- Monseigneur, mes hommes auront bientôt fini de dresser les buchers …
- Alors, qu'ils prennent une pause, répondit l'inquisiteur sans même s'arrêter.
- Euh, combien de temps, monseigneur.
- Jusqu'à ce que je vous autorise à reprendre.

L'inquisiteur et sa suite dépassèrent l'officier surpris et commencèrent à grimper les marches vers l'entrée de l'hôtel, gardé par deux arbitrators en armes. La porte en chêne qui servait autrefois à clore l'entrée était en pièces, visiblement détruite à coups d'explosif, et avait été remplacé par une simple bâche. Un consul de l'Arbites au visage sévère en émergea pour accueillir le petit groupe.

- Consul Gual, demanda l'inquisiteur ?
- Oui monseigneur, merci d'être venu aussi vite, dit le consul avant de les inviter a entré.
- Je suis venu ici pour une autre affaire, qui est potentiellement liée à la votre.
- Alors je remercie l'Empereur de nous envoyer un représentant de l'Ordo Herecticus pour aider.
- Je suis de l'Ordo Malleus, corrigea Malguerick.
- L'Ordo Malleus ! répéta Gual, étonné. Je ne pensais pas que cette affaire était si grave.
- Elle l'est, alors ne perdons pas de temps, je veux voir la maîtresse de l'ordre de suite.
- Elle vous attend.

La troupe passa une nouvelle porte et entra dans une immense salle ressemblant à une nef de cathédrale. Le lieu était dominé par un immense Aquila en or et chaque pilier accueillait des cierges dorés. Agenouillées de chaque coté de la salle, sous la surveillance d'un groupe d'arbitrator, une trentaine de femme vêtue de tenue de cuir moulante noires, attendaient, enchainées, sans bouger. Le seul mouvement visible était celui, presque imperceptible, de leurs lèvres. Dans un coin, plusieurs sacs à cadavres étaient entassés.

- Elles prient, commenta Louinu, la troisième prière des fidèles.
- Elles sont comme ça depuis combien de temps, demanda Malguérick tout en continuant à avancer ?
- Quatre jours, sans se plaindre, ni même réclamer à boire ou à manger, répondit Gual.
- Et les cadavres ?
- Les soldats du haut magister ont été plutôt violents lors de leur assaut, mais elles n'ont même pas riposter. Mes hommes ne sont arrivés qu'après, et ont calmé le jeu.
- L'accusation d'hérésie vient du hat magister ?
- De son gouvernement, et ils n'ont pas cru bon de nous avertir avant de lancé l'assaut.
- Bien.

Alors que la troupe approchait d'une petite porte au fond de la salle, un homme âgé, portant une riche robe émeraude, couverte de dorure, vint se placer devant la porte. L'individu salua Malguérick avec référence, son visage sec arborant un petit sourire.

- C'est le représentant du haut magister, murmura Gual, en désignant l'homme.
- Monseigneur, je suis le baron Hiorel, nommé enquêteur spécial, par son éminence le haut magister, et je suis en charge de régler ce petit problème. Je m'excuse que certains, continua Hiorel en jetant un regard méprisant à Gual, ai eu l'impertinence de déranger un inquisiteur pour ci-peu. D'ici une heure, cette affaire sera close, Monseigneur … ?
- C'est vous qui avez fait dresser les buchers ?
- Oui, monseigneur, toutes les preuves que j'ai réuni désigne cet ordre corrompu comme responsable de cette vague de meurtre, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je les ai condamné à être purgées dans les saintes flammes de l'Empereur.
- Bien, en tant que représentant de la sainte Inquisition de l'Empereur, je repends les choses en main, et pour le moment, je suspends votre sentence, ordonna Malguérick.
- Monseigneur, je peux vous assurer que les éléments que j'ai réunis sont incontestables.
- Ca, c'est à moi m'en décider.
- Monseigneur, sauf votre le respect que je vous dois, je suis aux ordres du haut magister, gouverneur de ce monde et garant de la volonté de l'Imperium.
- Et moi je suis ici sur ordre de la Main de Tonutral, répliqua Malguérick.
- La … Main … de Tonutral, bredouilla Hiorel en entendant le nom redouté du bras droit du seigneur inquisiteur du secteur Némésis.
- Vous avez bien entendu, et je vous interdis de vous mêler de cette affaire, de près ou de loin. Pour le moment contenter-vous de la fermer et de dégager de ma vue, ordonna Malguérick. Fanrik, vire-le d'ici !
- Ok, patron, répondit le guerrier avant de saisir Hiorel par le col.
- Lâchez-moi, éructa Hiorel en tentant de résister au barbare. Je vous interdis de me toucher !
- J' comprend pas ce que tu dis, rétorqua Fanrik avant de charger Hiorel sur son épaule et de se diriger vers la sortie.
- Consul Gual, reprit Malguérick.
- Oui, monseigneur.
- Interdiction de faire quoique ce soit à ces femmes tant que je n'en ai pas donner l'ordre.
- A vos ordres, inquisiteur. Quelle est ma marge de manœuvre si jamais les troupes locales refusent d'écouter.
- Vous pouvez tirez, même si c'est le haut magister qui se pointe.
- Bien, monseigneur.
- Euh, consul, murmura Wilfried alors que Malguérick s'apprêtait à ouvrir la porte, veuillez m'excuser, mais y-a-t'il d'autres prisonnières ailleurs dans le bâtiment ?
- Non, nous avons regroupé ici toutes les sœurs, à part leur chef que j'ai laissé dans son bureau, répondit l'arbitrator en désignant la porte.
- Tu as remarqué quelque chose, demanda Malguérick?
- Oui, Il manque visiblement deux membres de l'ordre.
- Comment ça, s'étonna Gual.
- Les noms de chaque membre de l'ordre actives sont noté sur le mur Est, expliqua Wilfried. Et il y a un symbole posé à coté de chaque nom qui signifie qu'elles ne sont pas en mission. Et …
- Vous êtes sûr de vous, l'interrompis Gual.
- Euh, ou … ui… oui, bégaya l'adepte.
- Si Wilfried affirme quelque chose, c'est qu'il en est sûr, confirma Malguérick. Continue Will.
- Le symbole a coté des noms est une ancienne représentation de Sainte Carmines, protectrice des pèlerins qui s'en retournent en leur foyer. Et il serait cohérent qu'elles soient regroupées car les fêtes des trois saints guerriers ont lieu d'ici une semaine. Donc, en comptant les prisonnières et les corps dans le coin, on obtient une différence de deux avec le total.
- Impossible qu'elles se soient enfuies, mes hommes les surveillent sans relâche depuis le début. Elles ont du s'échapper lors de l'attaque des troupes du haut magister. Je lance mes hommes à leur recherche sur le champ !
- Ce ne sera pas nécessaire, annonça Malguérick. Merci de l'info Wilfried.

L'inquisiteur ouvrit enfin la porte et pénétra dans le bureau de la maitresse de l'ordre. Dedans, une vielle noire femme rabougri, au visage fin attendaient calmement, , menottes au poing et tenue en joue par plusieurs arbitrators. Voyant l'inquisiteur et Louinu, la vielle dame leur fit un petit signe de la tête, provoquant immédiatement une agitation chez ses surveillants.

- Il suffit, ordonna Malguérick, vous pouvez disposer.

Aussitôt les arbitrators sortirent, laissant la dame seule avec l'inquisiteur et sa suite.

- Asseyez-vous monseigneur, je suis désolé de ne pouvoir me levez pour vous saluez, mais je suis un peu indisposée, expliqua la maitresse en désignant ses fers.
- Cela ne fais rien, madame … ?, répondit poliment l'inquisiteur.
- Appelez-moi mère des ombres, j'ai renoncé à mon nom en recevant cette charge pour n'être plus qu'un outil à Son service.
- Bien, je suis l'inquisiteur Malguérick, envoyé spécial de la Main de Tonutral. Vous vous doutez de la raison de ma présence ici, demanda-t-il, tout en remarquant que l'évocation de la Main n'avait provoquée aucune réaction de peur chez son interlocutrice.
- Cela à surement un rapport avec cette vague de meurtres sanglants qui entachent notre belle cité.
- Cité où réside votre ordre d'assassins.
- Nous pensez-vous assez stupides pour tuer sur le pas de notre porte et ainsi attirer l'ire du haut magister et de ses laquais, répondit la mère des ombres.
- Vous ne semblez pas les porter dans votre cœur.
- L'ordre des lames des ombres de l'Empereur est ici des millénaires et à toujours affirmé son indépendance vis-à-vis du pouvoir séculaire, ce que les hauts magisters successifs n'ont jamais accepté. Ces hommes ne sont motivé que par leur gloriole personnelle, ils ne sont pas de bon fidèles.
- Et seraient-ce pour cela qu'ils vous accusent d'être responsable des meurtres.
- Comme beaucoup d'esprits faibles, ils accusent sans connaitre, et ignorent les faits. Ils croient qu'en tant qu'ordre d'assassin nous nous repaissons dans le sang, mais c'est faux, expliqua la vielle dame. J'apprends à mes filles à tuer en ne versant que quelques gouttes de sang.
- Surprenant pour un culte d'assassin, s'étonna Malguérick. Vous connaissez Alister mac Tiannath ?
- Bien sûr, il a déjà fait appel à nos services.
- Il m'a parlé des quatre règles fondatrices de votre institution. J'aimerais que vous me les présentiez.
- Les quatre règles majeures de notre ordre sont claires, monseigneur : nous vivons de façon chaste et humble pour ne pas succomber au péché de chair et de plaisir, nous acceptons notre mort et restons saines de corps pour ne pas succomber au péché de la chair malade, nous ne mentons pas à l'Empereur et restons loyales pour ne pas succomber au péché de la machination et pour finir, nous ne faisons pas couler le sang inutilement pour ne pas succomber au péché de la colère. Notre art repose sur la précision de nos coups. Pourquoi trancher une tête lorsque vous pouvez sectionner la moelle épinière en un geste.
- Effectivement c'est plus efficace. Je vous en remercie pour vos explications. Ces règles signifieraient donc que vous n'êtes donc pas impliquer dans ses meurtres, demanda Malguérick en posant sa main sur la tête de Wullféro.
- Non, monseigneur. De plus, sachez que selon une de nos règles mineures, nous ne tuons que sur Son ordre, transmis par Sa église et Sa sainte inquisition.
- Et pourquoi celle-ci est une règle mineure ?
- Car à la différence des règles majeures, il peut arriver que dans des conditions exceptionnelles, la mère des ombres puisse passer outre une de ces règles, pour préserver notre mission.
- Et l'avez-vous fait dernièrement ?
- Oui, l'Empereur me pardonne, mais comme votre adepte l'a remarqué, mes deux meilleures filles ne sont pas ici.
- Et où sont-elles ?
- Elles traquent les véritables responsables, annonça calmement la vielle dame en souriant.
- Je n'aimerais pas être à leur place. Et je suis sûr qu'Il vous pardonnerait cela. En tout cas, vous avez une très bonne ouïe, madame.
- Et encore, j'étais bien plus doué dans mes jeunes années, monseigneur.
- Je n'en doute pas. Louinu, préviens Squall qu'il peut potentiellement croiser deux assassines en balade. Madame, j'ai encore quelques vérifications à faire avant de conclure.
- Faites monseigneur.

***

- Ok Louinu, on ferra gaffe … Non, on a toujours rien pour le moment, mais ça devrait pas tarder à mordre … Ouais, on utilise un appât … Ben, Vincenti, dès qu'il y a une chance de mourir pour l'Empereur, elle fonce … Et puis sur un malentendu, ils font la prendre pour une proie facile, ils ont l'air d'aimer ça … Mais t'inquiète, on est planqué pas loin et on est près à agir si on voit une menace … Ouais, on est dans cette tour … Ben on saute dans le vide … Mais, non, ça ira … Bon, prévins Mark et on vous recontacte si on a attrape quelque chose.

Squall coupa la communication et reprit sa paire de jumelle que lui tendait Tuelk. Le soldat cadien et l'ex-receleur s'était installé dans le quartier administratif, dans la tour d'un bâtiment abandonné qui dominait le quartier. De là, ils disposaient d'un excellent point de vue pour observer Vincenti qui patrouillait dans les rues désertes. La jeune arbitrator, grimée en simple recrue, arpentait le quartier habituellement parcouru par des membres de l'Adeptus Terra, mais actuellement déserté suite à la vague de meurtre.

- J'espère que Vincenti ne pas encore faire un truc idiot, dit Squall.
- Je te parie le contraire, répondit Tuelk qui tenait observait l'allée avec son fusil à lunette, prêt à tirer.
- Cinq crédit ?.
- Dix ! Elle pourra pas s'en empêcher.
- Ok, par contre, ça empêche pas qu'on doit être prêt pour aller l'aider. T'es sur qu'elles marcheront tes ceintures, demanda Squall.
- C'est des ceintures antigravs de première qualité, affirma Tuelk.
- Si elles sont aussi efficaces que tes grenades de la dernière fois …
- Oh, j'y suis pour rien si Polto m'a fais refilé du matos moisi, rétorqua l'homme aux bras bioniques !
- Pour une fois que c'était pas toi l'escroc.
- En fait le truc, c'est que je l'avais déjà escroqué une fois, mais j'avais oublié … Mais là, t'inquiète pas, c'est du matos fiable.
- T'as pas escroqué le vendeur ?
- Non, je l'ais emprunté au Munitorum.

***

De longues minutes s'écoulèrent, sans que rien ne passe. Soudain, Squall repéra une ombre qui s'approchait de Vincenti par derrière.

- Ca bouge à deux heures ! Sous le porche. Vincenti fais gaffe, derrière toi.

La seule réponse furent des grésillement

- Ils nous brouillent, tu vois l'hostile ?
- Je vois rien, j'ai pas d'angles de tir.
- Alors on fonce, ordonna Squall en activant son micro-vox. Mark, tu me reçois

Au sein du manoir des lames de l'ombre de l'Empereur, Malguérick poursuivait ses interrogatoires. Il avait vérifié les dires de la mère des ombres et de près de la moitié de ses assassines, lorsque son micro-vox s'activa et que la voix de Squall se fit entendre !

- Je te reçois !
- Ca mord, on a quelque chose qui attaque Vincenti, gueula le soldat en sautant de la tour, freiné par sa ceinture.
- Ok, on arrive, faites gaffe !
- T'inquiè … Merde, elle est où !
- Squall, il se passe quoi ?!?
- Je vois plus Vincenti ! Elle a pas suivit le trajet et …
- Putain, retrouvez là vite !
- Attend, Tuelk l'a repéré ! … annonça le soldat !
- Tout va bien ?
- …
- Putain, Squall, répond !
- …
- SQUALL !
- J'suis là, j'suis là !
- Ca va !
- Oui, oui, tout va bien, haleta le vétéran.
- Et Vincenti ?
- C'est bon, on l'a récupéré.
- Super ! Vous avez choppez l'agresseur ?
- Euh, en quelque sorte …
- Vous avez oublié de garder un morceau en état de parler …
- Non, non, ils sont entiers et devraient pouvoir parler.
- Ben alors, il est où le problème ?
- Y a pas de problème, c'est juste que c'est pas nous qui les avons choppés …
- Accouche, grommela l'inquisiteur.
- Ben disons qu'on vient de retrouvé tes deux assassines en vadrouille, annonça Squall, dont le regard ne pouvais lâcher les deux femmes en combinaison de cuir noir qui se tenait devant lui.
- Ok, dis leur de pas bouger.
- Mouais, elles sont l'air vachement disposé à m'écouter.
- Comme d'habitude quoi …

Le soldat coupa son micro-vox et transmis l'instruction à la plus proche des deux femmes à la peau noire. L'assassine ne répondit que par un simple signe de la tête, sans même lâcher ses deux longues dagues effilés qui empalait sa victime contre le mur. Laquelle ressemblait à un humain vêtu d'une grande cape noire. L'homme présentait des signes visibles de mutations, comme une dentition aiguisé et des muscles imposants. Derrière cette première femme se trouvait sa consœur qui lui ressemblait comme deux goutes d'eau à l'exception de son arme, un long katana dont le tranchant semblait aussi fin qu'une feuille. La lame était encre taché du sang du second agresseur, dont le corps gisait à ses pieds. La seconde femme se tenait en garde, prête à frapper, son regard perçant suivant Tuelk, alors qu'il aidait Vincenti à se relever.

- Putain, vous étiez où, éructa l'arbitrator !
- On était à notre poste, là où on pouvait te couvrir de n'importe quel angle. C'est toi qui as changé de trajet sans prévenir, répliqua Tuelk !
- On n'obtenait rien sur celui-ci !
- Ouais, ben préviens le prochain coup ! Tu as eu de la chance qu'elles soient là, rétorqua son camarade en désignant les deux autres femmes. Au moins tu m'a fais gagné dix crédits.

Vincenti se tue et le silence s'imposa pendant quelques minutes, les deux groupes s'observant avec méfiance. Squall finit par le rompre.

- Il est mort, demanda-t-il en désignant le second corps ?
- Non, répondit la première femme. Paralysé.
- Et lui, il risque pas de se vider de son sang.
- Non.
- Vous êtes sur ? Parce que vous êtes pas loin de l'aorte là …
- Evitée.
- Ah d'accord, ça tombe bien, on voulait leur parler.
- Ordo, reprit la femme ?
- Hein ?
- Ordo de l'inquisition ?
- Euh, oui, Malleus … Comment vous connaissez les ordos ?
- Nous travaillons avec eux.
- Imah, nous ne devrions pas rester ici, dit la femme au katana. Nous n'avons pas fini la mission de Mère des ombres.
- Non, nous restons. Je veux voir l'inquisiteur.
- Bien, répondit sa consœur.
- Donc, vous c'est Imah, demanda Tuelk à la femme aux dagues ?
- Oui, confirma-t-elle après avoir dévisagé son interlocuteur silencieusement.
- Et votre amie, poursuivit-il, en essayant de cacher le malaise causé par le regard d'Imah.
- Nata, annonça lentement l'intéressée. Où est l'inquisiteur ?
- Il arrive, expliqua Squall.
- Bien.

Un speeder de l'Arbites finit par apparaitre au-dessus d'eux avant de se poser près de la ruelle. Malguérick en descendit, suivit par le reste de l'équipe et Gual. Squall vint à sa rencontre.

- On a deux mutants qui seront ravi de te parler. Du Khorne, au vu de leur gueule.
- OK, donc il y aurait bien un culte à eux dans le coin. Et les deux assassines ?
- Super sympa, on dirait un croisement entre un chevalier gris et un bloc d'adamantium niveau loquacité. Leur ordre est hors du coup ?
- Visiblement, elles ont juste fait office de bouc émissaire pour calmer la population. Je vais parler du haut magister à Alister. Je pense qu'il adorera avoir une petite discussion avec lui. Bon, tu me présentes tes nouvelles amies ?
- Suis-moi.

Voyant l'Inquisiteur arrivé, les deux femmes lui firent un respectueux signe de tête.

- Vous êtes Imah et Nata, c'est cela?
- Oui
- Je suis l'inquisiteur Malguérick, j'ai rencontré votre mère des ombres qui m'a expliqué votre mission.
- Si vous dites vrai monseigneur, elle vous a dit autre chose, répondit Imah.
- Euh oui, le septième verset de la troisième prière du juste, marmonna Malguérick … Euh, Louinu, tu l'as connait ?
- "Que ceux qui le servent se rassurent car quand la tourmente s'abat sur eux, leur foi sera leur bouclier et leur volonté leur armure, car le trône d'or saura toujours reconnaitre le juste", récita le prêtre. Vous ne l'avez pas apprisse à la schola ?
- Non, on m'a appris a démonté et entretenir un fusil laser, répliqua Malguérick. C'est bien ce que vous attendiez, continua-t-il en s'adressant aux deux femmes.
- Oui monseigneur.
- Bien, il parait que vous faisiez le tour des maisons nobles suspectes pour trouver des pistes.
- C'est bien cela.
- Et je suppose que vous avez trouvé quelque chose, vu que vous êtes ici.
- Et vous souhaitez qu'on vous le remette, affirma Nata.
- Si vous êtes d'accord.

Les deux femmes s'échangèrent quelques mots à voix basses avant qu'Imah ne reprenne la parole.

- Puisque mère des ombres vous fait confiance, nous acceptons de vous aider.
- Cool, je vous propose de me suivre à notre navette, on y sera plus tranquille, et on ferra le point. Et j'en profiterais pour interroger vos prisonniers. Fanrik, Tuelk, chargez les dans le speeder, s'il-vous plait.

***

L'escouade improvisée, renforcée par Gual et son second se réunit dans le hangar de la navette de Tuelk, laissant l'inquisiteur seul avec les deux prisonniers. Au bout d'une dizaine de minutes, Malguérick ressorti de la réserve qui leur servait de prison.

- Bien, ils savaient pas grand-chose, mais j'ai le surnom de leur chef, la "parole rouge".
- Ce nom ne me dis rien, maugréa Gual. Mais …
- Nous avons trouvé ce nom dans la lettre qui ordonnait l'attaque d'aujourd'hui, l'interrompit Nata en produisant le document.
- Et vous l'avez trouvé où, demanda Malguérick en prenant la lettre ?
- Chez un individu nommé Balsius Rielnar, annonça Imah.
- C'est un serviteur de dame Yverina, ajouta Nata.
- La sœur du baron Hiorel, s'exclama le consul, vous en êtes sûr !
- Je ne l'aurais pas dit sinon, répliqua la tueuse.
- Ce qui expliquerait pourquoi il a accusé directement les lames de l'ombre, même si c'est pas très intelligent de sa part, commenta Malguérick.
- Il n'a jamais été très malin, expliqua un lieutenant de l'Arbites.
- Surveillé vos paroles, Hernof, le reprit Gual, mais oui, Hiorel n'est pas très subtil dans ses actes, mais leur famille est un des soutiens importants du haut magister.
- Il faut vraiment qu'Alister le rencontre. Bon, on la trouve où cette dame.
- Les hautes maisons nobles résident au nord de la cité, dans la falaise, expliqua Gual.
- Ok, Wilfried, voit avec Tuelk pour établir une route d'approche pour ne pas se faire repérer. Gual, préparer vos hommes à prendre d'assaut la demeure, vous attaquerez avec nous. Squall, envoi nos infos au vaisseau, qu'ils les transmettent à la Main. On va se rapprocher un maximum de la baraque et on tente d'y placer des systèmes d'espionnage. Mesdames, vous pouvez le faire ?
- Oui monseigneur, nous connaissons même les plans de la maison, affirma Nata.
- Comment avez-vous eu accès à ces informations, questionna Gual, surpris ?
- Mère des ombres se méfie des nobles de ce monde, et à donc fait établir des plans depuis longtemps, au cas où …
- Note à moi-même, marmonna Malguérick, ne jamais me mettre la mère des ombres à dos.

***

La navette Hydrus se posa dans un petit bois près de l'immense falaise rocheuse qui dominait la cité. Cette imposante construction rocheuse avait été sculptée au temps de la grande croisade par des maitres artisans pour accueillir les demeures des nobles. De nombreuses statues de saints, des représentations de victoires impériales et de somptueuses gargouilles décoraient ainsi la paroi et rappelaient à tous, l'opulence de ces habitants.
Ignorant totalement la valeur de la falaise, les deux tueuses grimpèrent l'ouvrage en quelques minutes, sautant de gargouilles en statue aussi aisément que si elles progressaient sur un sol plat en direction de l'étage d'habitation de dame Yverina. Minutieusement, Nata ouvrit l'une bouche d'aération dissimulée et les deux femmes disparurent dans les conduites telles deux serpents plongeant dans un terrier. Une fois à l'intérieur, elles mirent en œuvre leurs années d'entrainement intensives. Elles investirent le bâtiment aisément, évitant les gardes et les serviteurs en se fondant dans les ombres ou en se plaçant à des endroits où un humain ne pourrait se fixer. Au bout d'une heure, leur tache était presque accomplie. Il ne leur restait qu'une salle à visiter, une chambre-forte fermée par une lourde porte blindée, proche des appartements d'Yverna. Les tueuses guettèrent pendant près des six heures une occasion de rentrer dedans. Un être qui aurait pu les voir les auraient prises pour des statues, car elles étaient aussi immobiles que des pierres, ne faisant que d'imperceptibles mouvement pour respirer ou envoyer de courts message en morse à l'inquisiteur.
Soudain, la porte s'ouvrit pour laisser entrer un serviteur aux yeux et à la bouche cousue. Aussitôt, elles bondirent, pénétrant la salle comme deux simples courants d'air. La chambre était un immense laboratoire, remplis de fioles et d'alambiques remplis de sang. Les murs de plastbéton étaient décorés de cranes et de peau humaine couvertes de glyphes impies. Au centre, une dame noble richement vêtu se reposait dans un fauteuil devant un pupitre en os. Elle tendit sa main pour prendre le verre à pied sur le plateau du serviteur et le porta à ses lèvres carmines pour boire le sang qu'il contenait. D'un coup, elle se leva et se dirigea vers un des coins de la salle, regardant partout, comme si elle avait été à la recherche de quelque chose. Au-dessus d'elle, Imah se glissa subrepticement entre deux des tuyaux qui couraient au plafond de la salle. Mais dame Yverna continuait à chercher. Délicatement, Nata, dissimulé à l'autre bout de la salle, saisi un petit tube dans son corset de cuir et en libéra un petit insecte volant endormi. L'animal se réveilla aussitôt et commença son vol. Le bourdonnement attira leur ennemi et cet instant d'inattention permis aux deux femmes de bondir hors de la salle.

- Imbécile, cria Yverna à son serviteur, comme oses-tu laisser cette vermine pénétrer dans ce sanctuaire ! Tuez-moi ça et veille à ne plus oublier de fermer cette porte, sinon tu finiras comme les autres ! Tout doit etre parfait pour la venue de l'oracle de sang !

En entendant ce nom, Imah se figea un instant, amenant sa main sur la poignée de son arme, mais un simple regard de Nata suffit à la ramener à la raison et les deux femmes poursuivirent leur route jusqu'à la navette.

***

- L'oracle de sang, vous dites, répéta Malguérick tout en observant l'écran qui diffusait les images des caméras espions. C'est qui ?
- Un ennemi de notre ordre. Il y a bien longtemps, lui et ses séides ont combattu les notres et l'inquisition, jurant dans sa défaite de nous détruire, raconta Nata.
- Et il aurait juré de nous détruire toutes, suite à sa défaite, ajouta sa consœur.
- Mouais, ça explique certaines choses sur les accusations. Bon, attendons donc que l'oracle arrive. Wilfried, regarde dans les données si ça à un rapport avec nos infos, s'il-te-plait.

De longues heures plus tard, Tuelk débarqua dans le compartiment passager de l'Hydrus.

- Patron, on a une navette qui vient de se poser chez Yverna, prévint le pilote. Et vu sa réaction, ça doit être son invité.
- OK, j'arrive, annonça l'inquisiteur en quittant la pièce, suivi par Tuelk et Wulfero. Rien d'autres depuis tout à l'heure ?
- Non, Vincenti a rien vu ou entendu d'intéressant, Yverna s'est contentée d'attendre en engueulant ces serviteurs. Et visiblement, elle est pas au courant de l'échec de l'attaque.
- OK, averti les autres, dès qu'ils sont ensemble et qu'on a réussit à l'identifier, on lance l'assaut.

L'inquisiteur entra dans le poste de pilotage et s'approcha de l'écran qui retransmettait les pix pris par les caméras espionnes. Quelques instants plus tard, ces-dernières diffusèrent enfin les images tant attendues : La porte du laboratoire d'Yverna s'ouvrit et une immense silhouette pénétra dans la pièce, un géant en armure énergétique rouge décoré de pièces de bronze, de lames et de morceaux d'os. L'Astartes hérétique portait un hachoir ressemblant à un visage grimaçant et une épée tronçonneuse faite de dent de monstres attaché dans son dos. Sa face n'avait plus rien d'humain, mais était un assemblage impie de deux mâchoires et d'yeux canins. Lentement, Malguérick saisit une commande et zooma sur la rune de bronze sise sur le torse du traitre. Le symbole se dévoila alors, la rune de Khorne encerclait ce qui ressemblait à un crane de face d'un cheval démoniaque entouré par deux haches.
Vincenti vit alors l'inquisiteur blêmir à la vue de cette rune.

- Un problème, Malguérick ?
- C'est impossible, murmura l'inquisiteur pour seule réponse.
- Bordel de merde !

Le juron de Squall retenti dans tout le cockpit, alors que le reste de l'équipe entrait dans le cockpit, suivi des deux tueuses et de Gual.

- C'est pas un d'eux, maugréa Fanrik.
- Je le crains hélas, soupira Louinu.
- C'est lui, votre orale de sang, demanda Malguérick à Imah et Nata ?
- Un traitre à l'armure de sang, aux deux bouches qui ne disent aucune vérité, au regard de molosse … , récita Nata.
- … et portant la marque de son maitre, oui, monseigneur, il correspond aux écrits, poursuivi sa consœur.
- Nou… nous allons …T … tous …, bégaya Wilfried.
- Mais nos informations parlaient d'un de leur lieutenants, rien n'indiquaient que l'un des huit cavaliers serait là, coupa Louinu.
- On pourrait m'expliquer, grogna Tuelk.
- Tu te rappelles de la bande d'Hér-akh-nos, répondit Squall.
- La bande de World eaters que vous avez déjà affronté ? Ouais, plus ou moins.
- Toi, tu n'as pas lu les rapports, constata Vincenti.
- Euh, si, mais rapidement … Les cavaliers, c'est les chefs ou un truc du genre ?
- Et oui mon vieux. , tu as l'un de ces huit chefs devant toi. C'est lequel, d'ailleurs ?
- Kiraïth l'invocateur, annonça Malguérick.
- Mai … mai … mais nos inf … infor … mations parlaient juste de … de la présence pot … pot … potentielle d'un de leur lieu … lieutenant ! Là, nous ne pou… pouvons … rien faire, bafouilla l'adepte.
- Wilfried a raison, nous ne pouvons lutter contre lui avec nos moyens. Il faut prévenir Titan, affirma Louinu.
- On ne peut prendre le risque qu'il nous échappe, rétorqua Malguérick. Tu te verrais annoncer à Menkel qu'on a laissé l'un des cavaliers s'échapper.
- Effectivement, après ce qu'ils ont fait, il doit payer pour ses crimes. Bien, si tu veux y aller, je serais à tes cotés, répondit le prêtre, mais même avec Son aide, nos chances de succès sont faible.
- On en a pas axplaser un, une foix, demanda Fanrik ?
- Si, mais on avait un escadron de Leman Russ et je suis pas sûr qu'on l'ai achevé, expliqua Squall.
- On a pas de tank, mais on a ma navette, répliqua Tuelk.
- Ca peut être le début d'un plan, approuva Squall. Et on a deux expertes du corps-à-corps.
- C'est … c'est … c'est du sui…cide, déclara Wilfried.
- Non, coupa Malguérick, Kiraith est loin d'être le plus fort des huit et si on agit par surprise et avec la navette, on a une chance. Cette rune, sur son front, c'est une protection anti-psyker, non ?
- O…Oui, confirma l'adepte.
- Le vrai danger, c'est son épée. Je ne l'ai jamais vu à l'œuvre, mais elle a une aura. Je ne pense pas que c'est une arme démon, mais elle a quelle que chose de pas normal. Il faudra s'en méfier. Et il risque d'appeler sa monture à l'aide.
- Sa monture, répéta Tuelk, surpris ?
- Si ils s'appellent les cavaliers, ce n'est pas parce qu'ils se déplacent en kayak, rétorqua Vincenti.
- Ouais, il faut se préparer à voir un Juggernault, indiqua Squall.
- Et ton boulot, ça va être de t'assurer qu'il le fasse pas, répondit Malguérick.
- Ok, mais tu vas y arriver si je m'occupe de ça ?
- T'inquiète. Bon, Tuelk, fais chauffer les moteurs. Louinu, contacte le vaisseau, que les astropathes contactent Titan sur le champ et envoient ensuite un message au QG. Dis leur aussi de préparer les troupes de choc, ils lanceront un assaut orbital en même temps qu'on attaquera. Imah, Nata, je suis contraint de vous réquisitionner en vertu de ma charge d'inquisiteur.
- Ce sera avec plaisir, au nom de nos sœurs qu'il a tué, répondirent-elles en chœur.
- Bien, consul Gual ?
- Oui, inquisiteur
- Que vos hommes encerclent le secteur, et qu'ils arrêtent aussi le haut magister et le baron Hiorel. Sous les chefs d'hérésie, de sédition, et d'alliance avec des hérétiques ! Et que votre groupe d'assaut se préparent, ils viennent avec nous.
- Nous n'attendons pas la réponse de Titan, demanda Louinu ?
- Non, s'ils le voulaient, ils seraient déjà là, A moins qu'ils attendent encore que ce monde soit transformé en enfer pour agir.
- Malguérick, tu devrais écouter, coupa Vincenti.

Dans la salle, KIraith s'entretenait avec Yverna.

- Les lames de l'ombre ne sont pas mortes, rugit Kiraith, dont chaque paroles ressemblait à un coup de tonnerre ?
- Cela devrait être bientôt réglé. Mon frère y veille, rassura la noble dame.
- Votre frère est un imbécile. Et je vous avais dis de les éliminer rapidement et sans faire de vague !
- C'est ce que Hiorel a tenté de faire en les accusant des meurtres …
- Idiotie ! Son obscure machination est une insulte envers Khorne ! Il n'a plus qu'à espérer que nous puissions réaliser le rituel sans qu'elles nous gênent !
- Nous n'avons certes pas accompli cette tache comme vous le souhaitiez, mais …
- La réalisation de l'autre prouve aussi que vous n'avez pas su écouter mes ordres, coupa le Berzerker ! Je vous avais dit de faire disparaitre les corps des sacrifices pour ne pas éveiller les soupçons ! Mais à la place, vous les avez utilisez pour votre simulacre de plan.
- Certes, certes, il se peut que dans sa volonté de vous servir au mieux, mon frère se soit quelque peu emballer. Mais, à sa décharge, son plan était sur le point d'aboutir, les sœurs sont neutralisées et en attente de leur exécution …
- Alors pourquoi cela n'a pas eut lieu ?
- Un … hum … inquisiteur est arrivé pour enquêter, bredouilla son interlocutrice.
- Un inquisiteur ! Il semble qu'il ait au moins un domaine pour lequel vous êtes doué, celui de me décevoir ! Avez-vous le nom de ce chien ?
- Non, mais d'après mes informations, il n'est pas dangereux. Hiorel se charge de lui faire perdre son temps sur la fausse piste des sœurs. Rien ne lui permettra de remonter à nous. Nous ne risquons rien, je vous l'assure.
- Je ne prendrais aucun risque. Dès que le rituel sera accompli, j'irais me chargez de lui en personne. Bien prouvez-moi que vous n'êtes pas si incompétente : Où en est la collecte !
- Nous avons presque tout le sang nécessaire, j'attends juste la dernière livraison …
- Combien en manque-t-il ?
- Juste une personne, comme convenu.
- Une seule offrande de sang, alors. Bien, nul besoin de l'attendre alors, éructa Kiraith en dégainant son arme.

Le traitre abattit son arme d'un coup et la robe d'Yverna fut couverte de sang. La femme vacilla, alors que le corps de son serviteur tombait au sol, sans sa tête.

- Commençons, ordonna le traitre.

- Il commence le rituel, s'exclama Malguérick. On y va ! Tuelk, tu vois où tirer ?
- Ouais, l'esprit de la machine n'attend que ça !
- Alors, tu m'explose tout !
- Monseigneur, cette demeure est un ouvrage datant de la grande croisade, prévint Gual.
- Et ?
- Je me rappelle que le seigneur Tonutral en avait venté les beautés à plusieurs reprises, ajouta Louinu.
- Et ?
- Je vais préparer une lettre d'excuse standard, soupira Wilfried.

Dans le rugissement de ses réacteurs, l'Hydrus bondit hors de sa cachette, fonda vers la falaise. Les tourelles DCA qui la défendait pivotèrent dès que la navette rentra dans le champ de leur auspex, mais une volée de missiles vint détruire les maigres défenses. Dans le sas avant, Malguérick, son équipe, les deux tueuses, Gual et une petite équipe d'élite de l'Arbites se préparaient à agir dès que la rampe avant s'abaisserait.
Dans un mouvement élégant l'Hydrus se plaça face à la demeure d'Yverna et fit parler ses canons d'assaut. Les deux armes multitubes commencèrent à tourner de plus en plus vite avant de cracher des centaines des munitions blindées. Les murs explosèrent sous l'impact des munitions. Les serviteurs et les meubles qui étaient derrière furent déchiqueter, réduit en miette en quelques instants. Ce qui avait été une luxueuse demeure devint un dépotoir de gravât mêlés aux morceaux de chair et de bois, empli par un nuage de poussière.
Soudain, une chaine faite de crocs d'acier jaillit de la fumée, venant s'enrouler tel un serpent autour du canon gauche qui se stoppât avant d'être arracher et projeter sur le second canon, qui explosa sous l'impact. L'Hydrus fut secouée par l'explosion et son équipage projeté sur les murs.

- On a plus d'armes, hurla Tuelk dans les haut-parleurs.
- Abaisse la rampe, on y va, répliqua Malguérick !
- Même un Astartes ne pourrait survivre a un tel mitraillage, cria un arbitrator alors que la rampe s'abaissait.
- Ce n'est pas un simple Astartes, rétorqua Squall !

La rampe frappa lourdement le sol et la porte du sas s'ouvrit, permettant à Malguérick de sortir, engoncé dans son armure énergétique argentée. Son équipe se déploya autour de lui, suivi de l'Arbites, tous guettant leur ennemi. Ce-dernier ne tarda pas à se monter. La silhouette de Kiratih se dessina dans la poussière, puis l'immense berserker en sorti calmement. Le champion de Khorne conservait une certaine prestance malgré le fait qu'il boitait et que du sang cramoisi coulait des nombreuses plaies qui parsemaient son armure. Dans sa main droite, il tenait son épée, dont la chaine ondulait comme un serpent, et de l'autre, il trainait ce qui restait du corps d'Yverna, laquelle avait visiblement eu la tête tranchée de façon nette. En le voyant, les soldats d'élite de l'Arbites se mirent à trembler comme s'ils n'avaient été que de simples recrues. Gual tentait de leur donner un ordre mais même lui était paralysé par la peur.

- Malguérick, j'aurais du me douter que tu tenterais à nouveau de nous opposer tes maigres efforts, annonça le traitre.
- Va dire ça à ton pote Vorokle, répondit Malguérick en ouvrant le feu.

Le bolter compact de l'Inquisiteur tira une rafale. Kiraith se défendit en en jetant le corps de son alliée qui finit déchiqueté.

- Hér-akh-nos l'a punit de son échec ! Alors, il sera ravit de voir ton crane, éructa le traitre.

Kiraith s'apprêta à déployer la chaine de son arme, mais une volée de bolts l'en empêcha. D'un simple geste, il se saisit d'un morceau de place béton pour s'en servir de bouclier et chargea.

- Rendez-vous, hurla Gual qui avait réussit à reprendre ses esprits.
- Comme ci ça allait marcher, marmonna Vincenti.
- Abattez-le !

Les arbitrators ouvrirent le feu à l'ordre de leur supérieur, mais les tirs de bolts et d'armes automatiques ricochèrent sur le bouclier improvisé, jusqu'à ce que le fuseur de Squall ne le réduise en scories. Aussitôt, Vincenti et Malguérick ouvrirent le feu, mais le traitre esquiva et d'un simple horion, il réussit à déployer sa chaine qui s'étendit tel un fouet. Les acolytes furent assez rapides pour esquiver l'attaque, mais pas les arbitrators, dont les morceaux de corps sans vie tombèrent au sol.
Gual, qui avait miraculeusement survécut, hurla sa haine et se jeta sur Kiraith, mais il ne fit pas le poids. Sans même le regarder, le World Eaters ramena la chaine de son arme et transperça le torse du serviteur de l'Empereur avec son autre main pour lui arracher le cœur. Puis, il se réfugia derrière un pan de mur, et jeta l'organe sanglant dans une de ses bouches.

Profitant de l'occasion, Fanrik et Louinu tentèrent de s'en rapprocher, mais des rafales de laser leur barrèrent la route. Un petit groupe de garde, venu des autres étages étaient en train de les attaquer.

- Nous sommes de l'inquisition, éructa le prêtre, n'obtenant pour seule réponse qu'une nouvelle rafale.
- Ils sont saurds, demanda Fanrik.
- Nous, ils sont morts, précisa Louinu en dégoupillant une grenade.
- Occupez-vous d'eux, ordonna aussitôt Malguérick. Wulfy, avec eux ! Vincenti, on les couvre !

Pendant ce temps, Squall avait contourné la position de Kiraith. L'hérétique avait planté son épée ensanglanté dans le sol, et récitait des paroles impies.

- Ca marchera pas, connard, s'exclama Squall en le braquant avec son fuseur.

Anticipant le tir, Kiraith s'enfuit. Ainsi distrait, il ne vit pas Imah et Nata bondirent sur lui. Il ne put que bloquer leurs attaques au dernier moment. Voyant que le plan initial avait échoué, les deux tueuses se déchainèrent sur leur proie, le frappant de toute part, cherchant à atteindre les points faibles de l'armure. Le berserker tentait de se défendre comme il pouvait, parant chaque attaque avec son épée ou son hachoir. Seuls des millénaires d'expérience lui permettaient de survivre au déluge de coups qu'il subissait, car les tueuses ne lui laissaient aucun répit, enchainant les horions et les feintes, portant des coups de tailles qui se transformaient en estoc au dernier moment pour tenter de le piéger.

Laissant le reste de l'équipe s'occuper des gardes, Malguérick chargea le traitre, abatant sa lame béni qui fut paré par l'épée maudite. Les dents de l'épée ripant contre la lame de l'épée, projetant des étincelles alors que l'arme maudite hurlait de douleur à cause de l'adamantium béni de l'épée.

- Vous ne pouvez rien contre moi, ricana KIraith
- Si, car l'Empereur guide nos lames, répliqua Imah !

C'est alors que Nata tomba, visiblement touché par un tir perdu. Elle échappa son arme et cracha un peu de sang. Profitant d'une ouverture, son adversaire pour gratifia Imah d'un coup de hachoir dans le ventre. La tueuse para le coup, mais fut projeter en arrière. Mettant en ouvre ses années d'entrainement, elle lança deux fins stylets tout en se retournant en plein vol. Mais d'un simple mouvement de poignet Kiraith retourna son hachoir pour s'en servir de bouclier. C'est alors qu'il réalisa son erreur.
Car tout ceci n'était qu'un piège.
Alors qu'il parait l'attaque d'Imah, Nata se releva en un clin d'œil et d'un simple geste, planta un stylet en plein dans un des deux cœurs de l'Astartes, glissant dans les faiblesses de l'armure et la cage thoracique blindée. Kiraith régurgita du sang et affaiblit sa garde, permettant à Malguérick de libérer sa lame, qui s'abattis en plein milieu du crane de l'oracle de sang.
Le traitre s'effondra enfin, vaincu.

- Putain, on a eu un des huit, s'enjoua Squall qui venait d'achever le dernier garde !
- Je n'aurais jamais cru cela possible, loué soit le trône d'or, ajouta Louinu.
- Qu'il soit regracié de nous avoir permis de punir Ses ennemis, continua Imah qui venait de s'agenouiller pour retirer le sang de ses armes, imité par sa sœur. Et je dois m'excuser d'avoir douter de votre plan.
- C'est pas gave, je me connaitrai pas, j'en aurais douté aussi. Mais vous avez bien tenu votre rôle, répondit Malguérick en retour. Joli tir Vincenti.
- Merci, vous n'avez pas eu trop mal Nata ?
- Non, je vous rassure ma tenue l'a bien stoppée.

***

Quelques heures plus tard, alors que les renforts de l'Arbites et de l'inquisition se chargeait de régler les derniers détails, Malguérick et son équipe était de retour au manoir des lames de l'ombres, désormais vidé des arbitrators et des soldats, les sœurs reprenant leurs activités normales. L'inquisiteur et la chef de l'ordre s'entretenait ensemble dans le bureau de cette-dernière.

- Ainsi, l'oracle de sang ne souillera pus les terres de l'Empereur-dieu, se ravit la mère des ombres en joignant ses mains.
- Oui, heureusement pour nous, il était trop présomptueux.
- Vous semblez bien le connaitre.
- J'ai un … certain passif avec eux, et j'ai juré à un vieil ami de débarrassez l'Impérium de cette bande de traitres. J'en ai plus que sept à abattre. Et cela n'aurait pas été possible sans votre petite entorse aux règles et surtout l'aide de vos deux filles, précisa l'inquisiteur.
- J'allais justement parler des jumelles, inquisiteur, car vous avez aujourd'hui rendu un grand service à notre ordre. Vous l'avez sauvez de l'infamie et avez vengé la mort de nos sœurs qu'il avait tuées.
- Je ne vois pas le rapport avec elles ?
- J'aimerais vous les offrirent, afin qu'elles veillent sur votre vie et vous serve.
- Euh, ouais, se défendit Malguérick, gêné. Je ne connais pas vos mœurs, mais j'ai pas l'habitude qu'on m'offre des gens. On m'a certes offert un loup, mais il était d'accord.
- Oh, elles le sont, je vous rassure, et elles ont aussitôt accepté ma proposition. Vous pouvez considérez cela comme une demande de leur part pour entrer à votre service … jusqu'à leur mort ou la votre.
- Et bien si c'est ça, ok, espérons que leur contrat ne se termine pas trop vite, conclua Malguérick.
Anciennement Cagouille, désormais Thomas/Morkai.e

"la vengeance est un plat qui se mange froid, et qui se réchauffe au lance-flammes !!!"

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