Compagnons d'armes : Louinu - La puissance de la foi écrase les hérétiques. Et pour le reste, il y a l'éviscerator

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Morkai.e
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Compagnons d'armes : Louinu - La puissance de la foi écrase les hérétiques. Et pour le reste, il y a l'éviscerator

Message par Morkai.e »

Sixième partie de la série compagnon d'armes. Cette fois-ci, c'est sur Louinu, le vieux prêtre bannisseur. Un homme calme et rassurant, enfin si vous êtes pas un hérétique


Vincenti priait. Autour de l'arbitrator, les soldats des Forces de Défenses Planétaires étaient eux aussi en train de se recueillir. Devant, eux, dans la chœur de la cathédrale, le père Louinu conduisait la prière. La voix puissante du prêtre bannisseur emplissait les lieux. Le vieil homme chauve, simplement vêtu de sa robe grise, conclut l'office par les versets de protection du trône d'Or, et les soldats se relevèrent et commencèrent à se mettre en position. Après avoir refermé son livre de prière, Louinu passa ses doigts dans sa barbe noire l'air songeur. Vincenti qui venait aussi de se relever attendit que le vieil homme ait fini de réfléchir.

- Que voulez-vous, ma sœur, demanda le prêtre ? Vous me semblez soucieuse.
- Plusieurs choses, mon père. Je suis entre autres mal à l'aise de devoir me battre dans un lieu saint.
- Je comprends, mais selon vous, l'Empereur préférerait-il que nous laissions le mal à venir souiller une de ses cathédrales ?
- Non mon père.
- Alors chassez ce trouble de votre esprit, ce n'est pas la première fois que nous combattons ces ennemis. Quelles autres choses vous troublent.
- Mais d'habitude, Malguérick ne nous disperse pas en plusieurs points.
- Il ne pouvait en faire autrement. Selon les recherches de Wilfried, si l'un des points sacré de ce monde tombait, l'ensemble de la planète serait en danger. Nous nous devons de tous les défendre à la fois. Mais ne vous inquiétez pas, il a murement réfléchi avant de nous répartir. Et s'il nous a mis ensemble c'est qu'il nous sait capable de réussir.
- En effet, approuva la jeune femme rassurée.

Vincenti se rappela rapidement le briefing de l'inquisiteur : le monde de Deufrin était proche de l'œil de la terreur, au point que même en plein jour, on pouvait distinguer ses sombres lueurs. Afin de défendre le monde, l'écclésiarchie avait établie ici trois tombeaux de saints, sur lesquels avaient été construit des cathédrales, formant ainsi un réseau sacré qui protégeait les âmes des habitants. Mais récemment, les cathédrales avaient subit des attaques. D'abord de simples coups de griffes sur les portes, ce qui avaient alerté les forces de défense, puis des attaques plus violentes. Les créatures responsables avaient été identifiées comme démoniaques par l'inquisition. Pour le moment, les soldats avaient réussit à les repousser, mais elles revenaient plus forte chaque soir et rien qu'à observer les soldats qui les accompagnaient, ils étaient à bout. Malguérick et son équipe était donc venu en urgence afin d'abattre ces choses. Le plan était de leur tendre des embuscades dans les cathédrales. Ils avaient formé trois équipes, Malguérick, Wulféro et Wilfried d'un coté, Squall et Fanrick d'un autre, et pour finir Vincenti et Louinu, tous appuyés par des vétérans des troupes de défenses.

- Souhaitez-vous vous entretenir à propos d'autres choses ma sœur ?
- Non mon père. Merci pour vos conseils.
- Alors, veuillez m'excuser, mais je dois faire mon rapport à Malguérick, annonça Louinu.
- Bien mon père, je vais aller vérifier les préparatifs.
- Faites donc.

Les deux acolytes se séparèrent et Louinu s'approcha d'un des vitraux. De nuit, la tempête Warp brillait, emplissant la cathédrale d'une lumière vermeille. Le vieil homme regarda la représentation de Saint Alisius, brisant un titan corrompu de sa seule voix. Il mit un genou à terre, fit une prière en l'honneur de l'âme du saint, et se releva en sortant son micro-vox.

- Service de livraison des baffes anti-démons j'écoute, annonça la voix de l'inquisiteur dans le vox.
- Nous sommes en position Malguérick, mais les hommes ont l'air tendu, répondit calmement l'homme de foi, ignorant la blague de son maître.
- Ok, faites gaffe à vous, et pour les FDP, nous aussi les nôtres ont presque l'air aussi tendu que Will.
- Je me doute que notre adepte ne doit pas être très ravi de combattre une de ces choses.
- Ouais, la dernière fois que je l'ai vu, il tentait de se planquer sous l'autel.
- Pourquoi ne l'avez-vous pas laissez sur le vaisseau ?
- J'ai besoin qu'il étudie la bestiole, et puis tu as vu la puissance de son pistolet ! Ce truc serait capable de péter un char ! Et ne t'inquiète pas pour lui, Wulféro veille sur lui, rassura l'inquisiteur.
- Bien, et du coté des frères Squall et Fanrik, s'enquit le prêtre ?
- Ils vont bien. Squall profite de l'attente pour entrainer Fanrik avec les grenades. Il pense qu'il devrait finir par comprendre comment s'en servir.
- J'espère que nous deux compagnons ne vont pas encore détruire un lieu saint, s'inquiéta Louinu.
- Ca devrait être bon, ils ont pris des grenades d'entrainement.
- Cela ne me rassure que peu, mais bon, cela doit être la manifestation de sa volonté. Sinon, je suppose que vous n'ayez pas profitez d'être dans un lieu saint pour prier l'Empereur-Dieu.
- Exact ! Toujours à essayer de me faire assister à la messe.
- Le fidèle ne renonce jamais.
- Et tu es un très bon fidèle. Dès qu'on s'approche d'un lieu saint tu me poses la question. Je t'ai déjà que je préfère le servir en protégeant Ses fidèles et en butant Ses ennemis. Et j'aime pas les messes.
- Il est vrai que depuis que monseigneur Menkel vous a recruté, je ne vous y ai vu y assisté qu'une fois. Celle en la mémoire de ...
- Je devais y assister, mais évite de parler de ça s'il te plait, coupa Malguérick.
- Désolé, j'oubliais. Toujours est-il que votre conception de la foi me surprendra toujours. Je peux le comprendre pour frère Fanrik qui vient d'un monde sauvage, mais pour un ancien officier impérial venant d'un monde civilisé, je suis étonné. Votre éducation a du être … spéciale.
- J'ai pas envie de parler de mes origines, soupira l'inquisiteur. Mais ne t'inquiète pas, on m'en a suffisamment dis sur Lui pour que je lutte sans hésiter pour son œuvre.
- Je n'ai point de doute sur votre engagement Malguérick, je suis simplement surpris, car je ne connais pas d'autres membres de l'inquisition comme vous.
- Heureusement que je suis unique. T'imagines la tête de Tonutral s'il y en avait plusieurs comme moi, il tiendrait pas le choc. Bon je te laisse, je vais tenter de désincarcérer Wilfired de l'autel. Bon chance.
- Merci, que l'Empereur veille sur vous.

***

Les heures s'écoulèrent lentement, les hommes des forces de défenses attendaient accroupi derrière les sacs de sables, leurs armes serrées contre eux. Un simple regard permettait de voir qu'ils étaient effrayés et épuisés. Dans une des alcôves, Vincenti surveillait la porte, armé de son fusil à pompe de combat. En plein milieu de la nef, entre les bancs des fidèles, immobile tel une statue, Louinu priait depuis qu'il avait fini son rapport. Devant lui, il avait posé une petite fiole d'huile consacré, un sceau de pureté et son arme, couverte d'un linceul.

Alors que minuit sonnait dans le clocher, la porte trembla d'un coup, brisant le silence du lieu. On aurait dit qu'un géant tentait de l'enfoncer. Les soldats se levèrent d'un bond et se mirent en position de combat, suivant les ordres de Vincenti. La plupart d'entre-eux tremblaient, et certains avaient du mal à respirer. Un autre coup vint frapper la porte, brisant des planches de bois, et l'approvisionneur de l'autocanon échappa l'un des obus sur le carrelage. Deux soldats sursautèrent et un tir parti, faisant éclater une gargouille. La panique commença à envahir la troupe. Vincenti s'apprêta à rétablir l'ordre mais s'arrêta en voyant Louinu relever la tête.

- Mes frères, vous êtes dans un lieu saint, sous le regard de l'Empereur, et en présence d'un de ses martyrs, déclama calmement le prêtre. Montrz-vous digne de Lui, car sachez qu'en vérité, en aucun cas il ne laissera le mal vous atteindre ici.

Tout en parlant, Louinu prit la fiole d'huile consacré et en déposa sur un petit chiffon qu'il utilisa pour consacrer le sceau. Un nouveau coup vint frapper la porte, mais les paroles du prêtre avaient calmer les soldats.

- Car, continua le clerc, comme il est dit dans les écrits, "que le fidèle n'a pas à craindre les ténèbres, car même sans lumière, sa foi sera toujours un phare qui le guidera sur la bonne voie".

Il retira lentement le linceul et le plia, tandis que la porte menaçait de plier sous les coups. Les soldats épaulèrent leurs fusils car elle allait bientôt céder.

- Et que ceux qui suivent la voie de l'Empereur soient béni, car le mal ne pourra les atteindre, poursuivit-il en fixant le sceau sur son arme. Et que le mal se présente devant eux, qu'il ploie face à leur foi et supplie d'être épargné.

La voix calme du prêtre devenait de plus en plus forte et vindicative, résonnant dans tout l'édifice.

- Car Il a décrété que nul mal ne foulerait Ses terres sans être inquiété et que celui qui aurait l'audace de le faire serait détruit par ses fideles, proclama Louinu en se relevant et en démarrant le moteur de son éviscérator.

C'est alors que la porte vola en éclat, et qu'une créature simiesque se présenta. Sa peau, faite d'ombres vivantes, était couverte de cicatrices d'où sortaient de larges pics. La bête était si haute qu'elle du se plier pour passer l'encadrement de la porte. Les soldats ouvrirent le feu sur le monstre, mais sa peau semblait absorber leurs tirs. Vincenti et l'autocanon se joignirent à eux, mais ne purent que l'immobiliser un instant, le monstre éructant de rage.

- Alors retourne dans ta fange, progéniture du Warp, car en ce lieu est l'incarnation de tout ce qui est saint. Et tu ne trouveras ici que ta propre mort.

La voix du prêtre devenait si forte qu'elle couvrait les rugissements de la bête et le vrombissement de son arme tronçonneuse.
- Par le saint nom de Terra, je brise la sorcellerie qui te sers de d'armure ! éructa le prêtre en avançant. Par le trône d'or, je te rejette et te banni. ET PAR SA VOLONTE, JE TE CONDAMNE A NE PLUS JAMAIS VENIR HANTER CES TERRES. IMPERATOR VEULT ! conclus l'homme de foi en bondissant, son arme levée au dessus de lui

En le voyant, la créature leva son bras garni de pic prêt à le balayer tel un insecte, mais elle se figea d'un coup, car les paroles du prêtre étaient l'anathème de sa nature maudite. Et elles causèrent sa chute, car l'immense lame tronçonneuse de l'éviscérator s'abattit sur son crane, les dents d'adiantum déchiquetant sa chair et ses os et projetant de l'ichor dans tous les sens.

L'immense créature tomba au sol, vaincue, brisée par l'arme bénie du prêtre.

Les soldats étaient abasourdis, la chose qui les avait tourmentés gisait devant eux, brisée en un seul horion par le vieux prêtre. La plupart d'entre-eux tombèrent à genoux, relâchant d'un coup toute la pression qu'ils avaient accumuler ces dernières nuits, alors que d'autres s'exclamait de joie ou se mettaient à prier, témoin de la puissance de la volonté de l'Empereur.

Louinu ne montra aucune joie ou fierté. Il coupa le moteur de son arme et posa un genou au sol. Il reposa son arme et nettoya méthodiquement l'ichor qui couvrait la lame, avant de l'envelopper dans le linceul.

Une fois cela fait, il fit une courte prière et sorti son micro-vox pour contacter Malguérick.

- Nous avons abattu la créature. Est-ce que tout va bien pour vous ?
- Ouais, on a aussi fini la notre. Wilfried finit de l'examiner, annonça l'Inquisiteur.
- Vous n'avez pas eux de soucis ?
- Non, quand je l'ai vu toquer à la porte, on a tirer à travers. Et elle a pas aimé les psybolts. Et putain, le flingue de Wilfried lui a arraché la moitié du torse. Bon par contre, y a plus de porte.
- Bien, je me dois de vous féliciter, vous n'avez pas causé trop de dégâts collatéraux cette fois-ci. Frères Squall et Fanrick en sont où ?
- Ils ont fini eux aussi … D'ailleurs, ça tombe bien que tu parles de dégâts collatéraux, car il faudrait que tu récupères Vincenti et que vous nous rejoignez rapidement.
- Quel est le problème ?
- Ben Fanrik a enfin compris comment utiliser les grenades.
- Et ?
- Ben il a aussi compris que des caisses pleines de grenades ça marchait mieux. Et donc, il en a balancé … plusieurs. Et disons qu'il manque peut-être quelques bouts de l'église.
- Quelques bouts ?
- Selon les dires de Squall, la façade nord et un bout de l'est. Ne me demande pas comment il a fait.
- Donc je suppose que vous voulez retourner au plus vite au vaisseau afin de ne pas avoir à vous expliquer avec le gouverneur, estima le prêtre
- C'est ça.
- Bien, nous arrivons sous peu. En tout cas, une chose est sûr pour moi désormais.
- Laquelle, demanda l'inquisiteur.
- Qu'il est heureux que vous ne témoignez pas plus de foi envers l'Empereur, car si vous le faisiez, je pense qu'Il n'aurait plus aucun ennemi capable de le menacer, mais que Son Imperium ne serait plus qu'un champ de ruine …
Anciennement Cagouille, désormais Thomas/Morkai.e

"la vengeance est un plat qui se mange froid, et qui se réchauffe au lance-flammes !!!"

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