Compagnons d'armes : Wilfried - Ses dernières volontés sont toujours à jour

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Morkai.e
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Compagnons d'armes : Wilfried - Ses dernières volontés sont toujours à jour

Message par Morkai.e »

Cinquième partie de la série compagnons d'armes, sur Wilfried, un adepte de l'administratum, aspirant au calme et n'aimant pas les combats. Il ne pouvait pas plus mal tombé...

Wilfried étala lentement le parchemin sur le pupitre et l'aplatit méticuleusement avec ses mains. Il posa une petite fiole d'encre à coté avant d'ôter le capuchon et de le poser délicatement. Pour finir, il sorti son électro-plume, vérifia la pointe, puis la trempa dans l'encre. Il la posa sur le parchemin et commença à écrire : " Je, soussigné, Wilfried Mernius, humble serviteur de saint Empereur de Terra et de Sa sainte inquisitio…"

Wilfried ne put noter la fin de la phrase. L'impact d'un nouveau macro-obus fit trembler le bunker et renversa la chaise de l'adepte joufflu qui roula sur le sol en hurlant. Haletant avec peine, il rampa jusque sous un bureau et saisit l'un des Aquila qu'il portait autour du coup avant de se mettre à prier. Cette fois ci, il en était totalement convaincu, son nouveau maitre les avaient mené à leur mort.

D'un coup, la porte qui menait au poste de tir s'ouvrit violemment, et les tirs des soldats de choc qui défendaient la position résonnèrent dans la pièce. Fanrik, dont le pied était la cause de l'ouverture de la porte, et de la destruction de sa serrure, entra dans la pièce, l'inquisiteur Malguérick appuyé sur son épaule.

- Hey, t'es où le sribe, gueula le barbare en armure de plates en entrant. Y'a le patron qu'est blassé !
- Mais non, c'est rien, juste une égratignure, corrigea Malguérick dont le bras était en sang.
- Ouas, mais faut quand même le clerc pour sogner cette égratugnure. T'ES OU !?!
- J.. Je.. Je suis ici, répondi la voix chevrotante de l'adepte, dont le crane chauve était tout ce qui dépassait de sous le bureau.
- T'a perdu un troc, demanda Fanrik en relevant la chaise.
- Non, je cherchais juste un abri pour faire ma dernière prière.
- Ben, pourquoi ? On est dans un bunker, s'étonna Malguérick alors que Fanrik l'installait sur la chaise. Merci Fanrik.
- Un bunker bombardé par des hérétiques qui lance un assaut dans le but de nous sacrifier à leurs dieux, répliqua Wilfried.
- Justement, ils massacrent la moitié de leurs troupes avec leur propre artillerie. Mais comme disait le vieux, le jour où ils se mettront à réfléchir, là ils seront dangereux.
- Pauvre maitre Menkel, soupira l'adepte, jamais, jamais, il ne m'aurait emmené dans un tel enfer.
- Mais rête donc de plurer, maugréa Fanrik avant de saisir Wilfired et de le remettre sur ces jambes. Tu sas pas t'amuser. Tu veux que Squall prête la mitrailleuse ?

Un prompt réflexe du guerrier permis de rattraper le scribe qui venait de s'évanouir à l'idée de se retrouver à tirer à l'arme lourde.

- Heu, il s'est vanoui.
- Ben, met lui une baffe pour le réveiller … Pas avec ton gantel…

L'avertissement de l'inquisiteur arriva trop tard. Le puissant bras du barbare projeta le gantelet d'acier sur la joue de Wilfried dont la tête pivota d'un coup.

- AIEEEEEEEEEEEEEE !
- Fanrik, l'idée c'est de le réveiller, pas de le tuer.
- Bo ben tu peux faire un troc pour le bras du patron.
- Je … je regarde, répondit le scribe dont la joue avait doublé de volume et s'était teintée de rouge. Alors ce bras .. Oh par le trône d'or…

Le scribe s'évanoui de nouveau, rattraper une nouvelle fois par Fanrik.

- Je lui recalle une baffe ?
- Non, c'est bon, s'écria Wilfried en se réveillant.
- T'es sur ?
- Oui oui oui oui oui oui, peut tu me passer la trousse de soin … le sac avec l'emblème des medicae … non, Fanrik, le sac rouge avec le symbole blanc.
- Ah, le soc geule avec les currés !
- Oui, Fanrik, le sac gueule avec les trois carrés, soupira Wilfried, merci Fanrik.

L'adepte commença à fouiller le sac et à sortir différents produit et instruments médicaux.

- Et le médecin des soldats de choc, il ne pouvait pas vous soigner.
- Je vais pas déranger un médic pour une balle de mitrailleuse dans le bras, répondit l'inquisiteur. Et puis, il est en train de remettre les tripes d'un gars dans son bide.
- Il est mort ?
- Non, c'est un bibelot, c'est solide. Et puis, j'ai bien tenu 24 heures de combat avec une balle dans le bide. Par contre, c'est décidé, je me fais faire une armure énergétique.
- Sage décision, monseigneur approuva Wilfried en souriant.
- Ouais ça me permettra de foncer dans la mêlée sans risque, ajouta Malguérick, alors que l'adepte manquait de tourner de l'œil. Squall, ça te dirais une armure énergétique ?
- Désolé, pas intéressé, hurla le cadien dans son micro-vox pour couvrir les tirs de mitrailleuse, la carapace ça a pas besoin de se brancher toutes les 2 heures !
- Comme tu veux. Et toi, Will, tu en veux une ?
- Maître Menkel m'en avait fait faire une, il y a longtemps.
- Et elle est devenue quoi ?
- Lors de ma première mission avec, nous avons été attaqué.
- Et alors, elle a mal fonctionné ?
- Non, mais j'ai attiré l'ensemble des tirs. J'ai compté 103 impacts d'armes automatiques, 64 impacts de lasers, 12 impacts de bolt et même un impact de missiles à fragmentation.
- Et ça t'a donc enlevé toute envie de servir de nouveau de cible mouvante. Sinon, tu as fais quoi de Ulsu ?
- La Jokaero de Dame Téokhan, j'ai du l'enfermé dans le bureau de l'officier.
- Pauvre bête, Téokahn nous la laissée pour qu'elle soit en sécurité, pas pour que tu la séquestre. Fanrik, va la chercher. Et tiens, avant, fais voir la tablette de donnée, je voudrais voir un truc … Non, la plaque brillante … non, ça c'est un plateau … c'est le truc sur la table ! Oui voilà, c'est ça.

L'inquisiteur remercia le guerrier et commença à travailler sur l'appareil, tandis que Wilfried nettoyait la plaie.

- Je dois dire à monseigneur …
- Appelle moi pas monseigneur, juste Malguérick, j'ai encore du mal à me dire que je suis inquisiteur.
- Euh … et bien je dois vous dire monseigneur Malguérick que …
- Will, je t'ai dis …
- Oui monseingeur ?
- Non rien continue, soupira l'inquisiteur.
- Et bien, je ne sais pas si mes compétences sont bien adaptées aux méthodes de travail de monseigneur.
- Roh, ne t'inquiète pas, tu es un élément nécessaire de l'équipe.
- Je doute monseigneur. Attention, prévint le scribe avant de retirer la balle d'un geste sec et précis.
- Aie ! Arrête de douter, ça mène à l'hérésie. Et je suis sérieux, refais la liste des fois où tu nous as permis de débloquer une enquête. Tu te rappelle de l'affaire Velask. C'est toi qui a découvert des mouvements suspects de matériel et qui a estimé la trajectoire exacte qu'avait suivit le possédé.
- C'est exact monseigneur.
- Sur Lurta, tu as calculé la trajectoire optimale pour passer le champ d'astéroïde et atteindre l'ancien temple des fidèles de Nurgle.

Le scribe eut un haut-le-cœur en entendant le nom du dieu sombre.

- Et sur Yggnord, tu nous as servi d'interprète et d'appliquer le protocole exacte pour rencontrer leur roi et obtenir son aide. Et sans ça, on aurait pas empêché et rituel et recruté Fanrik, finit l'inquisiteur.

Wilfried se frotta la joue machinalement, peu convaincu que ce dernier point soit vraiment positif, et finit de recoudre la plaie.

- Effectivement, monseigneur, j'ai tenté de servir l'Empereur au mieux à ses occasions. Mais …

L'adepte ne termina pas sa phrase, car une immense masse orange bondit sur lui. Il poussa un cri et tomba, alors la créature simiesque s'accrochait à lui et commençait à lui tripoter le crane avec ces longs doigts.

- Ulsu, laisse-le tranquille, ordonna Malguérick.

La jokaero s'exécuta et abandonna son compagnon de jeu, non sans lui chiper son pistolet laser.

- Elle a volée mon arme, s'offusqua Wilfried en se relevant.
- C'est pas grave, regarde, elle veut juste bricoler dessus. Laisse-la s'amuser.
- Mais, je ne peux laisser un xénos toucher une œuvre du Mechanicus.
- C'est pas grave. Regarde-moi plutôt ça, répondit l'inquisiteur en tendant la tablette. Je voudrais que tu vérifie mes calculs.
- Bien, monseigneur … hum … ça m'a l'air bon, à part ici, vous vous êtes trompé de deux centième de degrés. Voilà, c'est corrigé. Attendez, mais c'est nos coordonnées …
- Ouais j'ai une idée, annonça fièrement Malguérick en reprenant la tablette et en prenant le micro du vox.
- Oh non …
- Batterie 12-32, ici l'inquisiteur Malguérick au poste E-25, code A-R-Malleus-657, je vous envoie des coordonnées de tir, confirmez réception … Oui, je sais que mon bunker est dans la zone, mais si vous respectez les coordonnées que je vous ai envoyé, vous allez tiré juste à coté ! … Oui sur les positions ennemis, trou du cul ! … Fais ce que je te dis et nivelle moi la zone tout de suite ou je te fous sur un bucher, éructa l'inquisiteur avant de reposer le micro. Le coup du bucher, ça marche toujours, rigola-t-il juste après. Ils ont l'air d'aimer les tirs d'artillerie, on va leur en donner.
- Mais malgré les ajustements, 3.75 % des obus devraient tout de même nous toucher.
- T'inquiète, on risque rien, le bunker est solide.
- On va tous mourir.
- Mais non, ça va le faire.
- Ce n'est pas cela, monseigneur, mais j'ai entendu le bruit de l'armement d'une bombe à fusion de modèle Agripinaa sur la porte du bunker.
- Oh merde. Wulfero, Fanrik, Louinu, ramenez-vous, ils vont entrer. Wilfried, récupère ton arme ! Et interdiction de t'évanouir !

Alors que l'inquisiteur, et ses trois compagnons se mettaient à couvert près de l'entrée du bunker, Wilfried fonça vers la jokaero. La xénos avait visiblement finit de bricoler l'arme puisqu'elle se hâtait de refermer le coffrage. Elle l'a tendit à son propriétaire au moment où la porte explosa et qu'un groupe d'ennemi avançait dans le couloir en tirant. Mais par chance ou par la volonté de l'Empereur, l'ensemble des tirs passa à coté de Wilfried qui se jeta au sol. Complètement paniqué, Wilfried manqua d'échapper le pistolet, mais réussit toutefois à la prendre en main et à viser le couloir. Mais au lieu de tirer un simple laser sur les assaillants, l'arme délivra un faisceau laser extrêmement intense qui annihila un groupe entier d'ennemi.

- Ben tu vois, t'as bien fait de la laisser jouer avec, s'exclama Malguérick, avant de foncer sur les survivants hébété.

Wilfried ne dit rien, trop occupé à se jeter sous son bureau alors que les obus de la garde impérial pleuvaient sur les derniers hérétiques à l'extérieur.
Anciennement Cagouille, désormais Thomas/Morkai.e

"la vengeance est un plat qui se mange froid, et qui se réchauffe au lance-flammes !!!"

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